Le Manufrance.

D’abord, il y a eu le réfrigérateur. Énorme. On l’avait commandé pour noël dans le catalogue Manufrance, un énorme bottin de trois cents pages qui atterrissait dans la boite aux lettres une fois par an. Énorme aussi les bras du livreur qui avait sorti la machine de son camion. Une machine qui ronronnait dans la cuisine. Une machine qui sortait des usines du nord, énormes elles-aussi nous avait lâché le type.

Ne me demandez pas ce qu’est devenu le livreur de pain de glace. Je rangeais la bouteille de limonade à sa place. Continuer la lecture « Le Manufrance. »

« Lettre à l’infirmière qui dort dans mon lit ».

Je viens de dire aux enfants de faire moins de bruit. C’est dimanche matin. Tu dors. Tu es revenue juste avant sept heures de ton service de nuit. Je n’ai pas envie de les caler devant des dessins animés alors entre deux épluchages de patates, je traverse le couloir pour leur demander de baisser le volume. Ils savent pourquoi. On sortira plus tard. On n’y a droit.

Vivre avec une infirmière… Déjà en temps normal, pas simple. Continuer la lecture « « Lettre à l’infirmière qui dort dans mon lit ». »

Vaudoo 2.0 (Micro Nouvelle)

Il cliqua sur « Réserver ». Un séjour en thalassothérapie. Il avait rembarré sa fille sur le sujet au noël dernier. Il s’apprêtait maintenant à y passer plus une semaine. Le mail n’était pas bidon. Il avait bien gagné cinq jours en pension complète dans l’un des plus prestigieux établissements de la région. Impossible de refuser. D’autant que ces dernières semaines, il s’était, à chacune de ses navigations sur le web, pris d’enthousiasme Continuer la lecture « Vaudoo 2.0 (Micro Nouvelle) »

De retour du Slam National de Madagascar

A la boutique de souvenirs, je ne sais jamais trop quoi choisir. Comme si aucun ne collait à l’histoire. L’avion va atterrir. Je vais récupérer mon bagage, ma voiture, ma rue, ma fenêtre sur coin de France. Mais rien ne me sera pareil après ce séjour à Antananarivo pour la 10ème du Slam National de Madagascar. Parce que les mots ne m’auront jamais porté aussi loin. Parce que le sourire d’une petite fille des rues sous les arcades de l’avenue de l’indépendance s’enfonce dans les abysses de mon crane et que je ne veux pas l’oublier. Continuer la lecture « De retour du Slam National de Madagascar »

Les « Monlogues d’un Code-Barres » en Avignon. Journal « La Terrasse »

Un article sur la présence des « Monologues d’un Code-Barres » sur le oFF d’Avignon 2019
Paru dans la Terrasse. Journal dédiée au festival d’Avignon en Juin 2019.

» Les Monologues d’un code-barres de et avec Jérôme Pinel, mis en scène par Lionel Sabatier sur La Terrasse

Les « Monologues d’un Code-Barres » sur le OFF d’AVIGNON

Je participerai avec la performance de poésie « Les Monologues d’un Code-Barres » au OFF d’AVIGNON 2019.  17 jours.17 rounds. Sans micro, sans musique. Juste à la voix et aux textes…Ding. Ding. DING ! La cloche vient de sonner. Il va falloir se chauffer sévère… 

Jérome Pinel. 1er Prix Indiv. Au Grand Slam National 2018.

J’ai remporté en mai dernier le 1er prix Individuel et le 1er prix par équipe (avec « La Belle Mine ») lors du Grand Slam National de Paris 2018. J’ irai donc représenter la France sur des rencontres internationales de Slam Poésie en 2019. Pas mal non ?

C'est l'équipe de la Belle Mine à Paris qui remporte le Grand Slam National 2018, avec Gucci, Jérôme, Cap'taine Slam et…

Gepostet von Grand Poetry Slam am Sonntag, 13. Mai 2018

« Jésus de Mazameth »

Ecrit pour le magazine « Saxifrage » en décembre 2017.

« JESUS DE MAZAMETH »
(ou « Crèche-vitrine à Mazamet »)

Dans bien des petites bourgades, on trouve dans le centre ville historique, des petites rues, étroites et sombres, que les rénovations successives ne font qu’effleurer. La rue du Moulin à Mazamet est de celles-ci. Elle relie la rue de la république au cours René Reilles, artère historique où les cafés côtoient l’église, les kebabs et les dernières agences bancaires. Au fils des années, les commerces se sont resserrés et les vitrines de la rue du Moulin se sont vidées. L’épicerie a fermée. Ne reste qu’un petit salon de coiffure. La voie n’en reste pas moins très empruntée les jours de marchés et autres jours de liesse collective. Dans l’hétéroclite foule qui la remonte, Continuer la lecture « « Jésus de Mazameth » »